2 ans sans déchets, le bilan 2016

Je sais que certaines personnes méprisent le fait que d’autres affichent le contenu de leurs poubelles…

Je ne souhaite pas crier sous tous les toits : “moi j’y arrive !”. Le but n’est pas de faire culpabiliser qui que ce soit, ou prétendre être meilleur.

Ma famille et moi avons décidé de montrer nos “poubelles” de l’année car c’est un combat qui le mérite, pour de nombreuses raisons que vous pouvez découvrir en lisant : Le scénario Zero Waste, le grand débordement, en regardant les films : Demain, Trashed…

Quelques mois après ce premier article, le jour où j’ai mis ma poubelle à la poubelle, où en sommes-nous ?

 

Diminuer ses déchets, ce n’est pas un truc à la mode pour enquiquiner sa famille, culpabiliser ses proches, ou interloquer ses voisins !

C’est une nécessité, pour la planète, pour nous, pour tous !

  • Oui limiter ses déchets demande du temps, ou plutôt un peu de réflexion
  • Oui choisir cette voie oblige à changer ses habitudes, mais c’est tellement grisant
  • Oui on doit affronter quelques regards obliques…
  • Et oui, une fois lancé, on ne s’arrête plus, ça devient évident, sain et super simple…

 

EN RÉSUMÉ

Nous avons commencé cette démarche courant 2014.

Tri, compost, désencombrement, nouvelles habitudes…

Pour faire simple, nous n’avons rien acheté (ou presque) qui contienne du plastique, le déchet par excellence  !

Nous voici avec nos poubelles de cette année :

 

Julie et Guillaume, Noé notre petit garçon de 2 et quart 😉 et Cassiopée, la jolie petite noire.

 

NOS IMPRESSIONS AU JOUR LE JOUR

 Au quotidien, on revendique le fait ne pas se sentir frustré par cette démarche, et c’est vrai…

Bon d’accord, parfois on aimerait pouvoir manger un truc rapide, un burger, un croquemonsieur rapidement sans avoir à passer 2h en cuisine… c’est pas le but ! 😉

Aujourd’hui pour nous c’est simple, le “futur déchet” on en veut pas, il ne rentre pas chez nous !

Explication :

On achète pas = il n’est pas produit = il ne coûte rien = il n’est pas traité = il ne pollue pas !
Yes, on est droit dans nos bottes, en paix avec notre conscience !

OK, ça c’est juste dans nos rêves, en vrai c’est un peu plus compliqué et le seul problème à nos yeux.

Il est plutôt difficile, voire “dangereux”  🙂 de faire comprendre à nos proches sans les vexer que nous ne voulons pas de gâteaux, de chocolats, de nouveaux habits pour le bambin, et autres jouets… ce sont de “futurs déchets” dont nous n’avons pas besoin.

Comment l’expliquer sans leur donner l’impression que nous dénigrons leur besoin de nous faire plaisir ?

Peut-être pensent-ils que puisque ce sont eux qui achètent, ça nous importe moins. Mais nous sommes responsables de ces achats, et nous voulons l’éviter le plus possible (sauf achats nécessaires bien sûr).
Sans être extrémiste, pas facile !

 

BILAN 2016

 

Moins d’un kilo de déchet pour notre consommation au quotidien.

En détail :

  • Poubelle grise (incinérée ou enfouit).

Le plus gros mois : Janvier = 380g.

Le plus petit : Octobre = 20g.

Au total : 950g pour l’année.

On observe une moyenne de 35g environ sur les derniers mois.

Poubelle d’octobre – 20g

 

Poubelle de Mai – 80g
  • Poubelle Jaune (les recyclables).

Nous avons rempli à ras bord 4 sacs jaunes soit environ 8kg.

  • Poubelle Bonus.

Cette poubelle est destinée aux déchets occasionnels ou rapportés, c’est celle qui pèse le plus lourd.
Il s’agit de déchets que nous ramassons lors de nos balades, que nos invités laissent chez nous, et de quelques trucs (on doit l’avouer) qui ne rentrent pas dans notre boc’belle (bocal poubelle) – sac de croquettes, bouts de jouets cassés, vaisselles cassées…

Cela représente donc 1 poubelle noire soit environ 7kg.

  • Poubelle verte (compost).

Je ne considère pas le compost comme un déchet, il nourrit la terre qui nous permet de nous nourrir… la boucle est bouclée 🙂

Par curiosité nous avons pesé notre compost pendant quelques mois, afin de se rendre compte des dégâts causés s’il était jeté dans la poubelle grise.

Nous sommes végétariens, nous mangeons donc énormément de légumes, nous avons compté une moyenne de 15kg de déchets verts par mois !

PETIT RAPPEL

Dans le Morbihan Sud, nous produisons environ 218kg d’OMR (ordures ménagères résiduelles -poubelle grise) par an et par habitant. En France, c’est 360 kg environ.

Dans certains pays comme l’Italie, l’Espagne et même en France, des régions s’impliquent dans la réduction des déchets, et parviennent à des résultats incroyables.

Pourquoi pas nous ?

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Rejoignez les équipes :

Zero Waste du Pays d’Auray (asso zéro déchet): Site ou Facebook

Les Mains Dans Le Sable (asso de nettoyage de plage) : Site

Participez à nos ateliers avec le groupe L’ère du Zéro Déchet (branche de Zero Waste) qui ont lieu tous les mois sur le pays d’Auray !

plus de renseignements sur ce site et sur facebook

 

1 an de déchet - 3 pers. - bocal de 2L
1 an de déchet – 3 pers. – bocal de 2L

 

33 commentaires

  1. Bonjour, depuis l’été dernier, nous tentons le PZD à la maison mais je dois dire que c’est difficile de s’y tenir. Quand l’emploi du temps devient trop chargé, on a tendance a faire plus souvent des entorses à nos nouvelles bonnes habitudeS. Je suis admirative. J’espère que l’été prochain on arrivera à cela. Notre plus gros défaut: l’achat compulsif sur internet – 2 ados à la maison et des parents un petit trop branché shopping sur internet….petite question = comment faites-vous pour les liquides. Nous, c’est là qu’on génère le plus de déchets même si c’est du recyclable ( verres, cartons, plastiques)! Merci pour votre exemple, ça donne le courage de tenir.

    1. Bonjour et merci pour votre commentaire,

      C’est vrai que nos activités du quotidien peuvent facilement nous détourner de la démarche, ça va que pour nous la plupart de nos activités annexes (du moment) sont associatives, liées à la réduction des déchets.
      Pour le verre, aucun problème, celui-ci est quand même 100% recyclable, je ne culpabilise pas de l’acheter, mais je favorise la consigne : par exemple, j’achète en jus, seulement le jus de pomme fabriqué près de chez moi, la bouteille est consignée.
      Je n’achète aucune bouteille en plastique, toutes les boissons, je les trouvent en verre, et pour les lessives et compagnie, je les fais moi même.
      Bonne continuation 🙂

  2. Bravo à vous ! Cela n’est pas facile car je tend au quotidien au “0” Déchet ! Encore du boulot ! J’ai ouvert, avec ma fille, une épicerie Vrac, bio et/ou produits locaux, en Dordogne. La clientèle est à l’écoute et a une réelle envie de passer au vrac, mais les habitudes sont là ! Merci pour votre exemple et multiplions nos efforts et la planète nous en remerciera.
    Bien à vous
    Marie

  3. bonjour,
    superbe initiative, je suis en cours de reconversion, serait-il imaginable de filmer un atelier pour que l’on puisse en profiter sans être dans les parages ? j’habite dans l’Est de la France, et mes recherches ne m’ont pas permis de trouver quelque chose de similaire dans ma région, quand à créer moi-même un atelier, je n’ai pas l’expertise requise.

    1. Bonjour,
      Je n’ai pas non l’expertise requise pour faire des ateliers, on apprend sur le tas 😉
      Filmer les atelier ne sont pas dans nos projets, mais je vais en parler à mon équipe, peut-être que l’idée plaira…

  4. Je m’y suis mise après une conference de Jérémy Pichon en octobre à Locminé… Résultats : on a réduit la cata….mais y’a eu l’orgie de Noël…on a encore des boîtes de chocolat et franchement ça , ça va être compliqué de s’en passer… Et puis il y a eu la reprise du boulot et la vie de fou qu’elle engendre + 1 ou 2 migraines carabinées…. Et là… On est retombé dans la catastrophe…. Mais on ne baisse pas les bras… Il y a des hauts et des bas… Il faut trouver la bonne organisation pour que ça devienne une habitude… Et maintenant il faut que tout le monde s’y mette… Allez on y croit… On ça tout déchirer !!!!

  5. j’ai 73 ans et dans ces démarches ,j’ai l’impression qu’on “réinvente le fil à couper le beurre”! lorsque j’étais enfant mon père faisait le jardin ,et j’ai découvert que nous mangions bio parce que composter était chose naturelle ;les volailles vivaient en liberté ;nous faisions provision de conserves pour l’hiver, et quand on allait à l’épicerie ,on apportait nos bouteilles pou le vin,l’huile ,le lait les yaourts vendus en pots de verre consignés ;quant aux légumes secs et même les petits gâteaux secs ,ils étaient vendus en vrac ;on portait une boite pour la crême fraiche ,et une aussi pour le beurre que l’épicier recevait en grosse motte .
    Il y avait bien quelques produits conditionnés, mais çà c’était réservé aux gens riches ! (ou à ceux qui voulaient faire “moderne” !)

    1. Bonjour,

      C’est exactement ça oui, je suis bien d’accord… ! On réinvente, peut-être pour donner une note plus “cool et fun” à ce qui semblait couler de source avant … bon si cela doit se passer comme ça pour améliorer l’état de la planète d’aujourd’hui, et bien soit, remettons à l’ordre du jour le bon sens d’antan !

      Merci de rappeler tout ça… c’est important de ne pas l’oublier !

      Julie

    2. Je suis bien d’accord avec vous je vais avoir 47 ans et j’ai bien connu ce mode de vie chez mes grands parents . Chez moi au quotidien nous trions, recyclons, compostons etc etc mais de nos jours arriver au presque zéro déchets est très compliqué. Mais il est grand temps pour le bien être déchets tous de cesser cette sur consommation.

  6. Bonjour

    Félicitations pour votre engagement!

    Je me pose la question de l’hygiène. Comment faites vous pour : les kleenex usagés, les serviettes hygiéniques ou tampons, les pansements/bandages, les emballages/pipette de médicaments, les tickets de caisse, les tubes de dentifrice, etc… ?

    1. Pas de Kleenex : mouchoirs en tissu ; Pas de serviettes hygiéniques ou tampons : coupe menstruelle et serviettes lavables.

  7. Bonjour,

    J’aimerais bien au moins faire plus de tris, le zéro déchet je n’y suis encore loin mais je fais déjà des efforts. Mais niveau de mon village Porcheville nous avons les poubelles pour faire du tri plastique cartons, déchets verts, je fais du compost ce qui est déjà bien mais malheureusement pas pour les boites de conserves, nous souhaiterions faire plus de tri mais impossible de ce fait. Forcément je suis loin du zéro poubelle, et au travail le papier n’est très probablement pas recyclé comment faire vous avez des idées?

  8. Comment faites vous pour le lait( à la ferme ? Ou vous n’en consommez pas ? Les boîtes de lait pour nourrisson ( allaitement maternel exclusif ?)) , les jus de fruit ,le vin ?
    Pour les couches de Noë , vous les lavez ? Quel courage !
    Pour ma part ,j’aimerai que des efforts soient faits au niveau des fabricants d’emballage.J’essai au maximum d’acheter des produits aux contenants recyclables et peu volumineux,nous buvons l’eau du robinet et je composte …mon bilan poubelle est très très loin du votre , avec trois ados à la maison ! J’aimerais avoir de vos nouvelles sur le long terme …bon courage

    1. Pour que les industriels fassent l’effort de réfléchir à leurs emballages il faut que cela ai un intérêt financier pour eux. Le boycott des produits suremballés est donc la seule solution pour faire changer les choses au niveau des industriels. Idem pour l’agriculture biologique : les gens s’y intéressent de plus en plus, donc les grandes surfaces également. Boycottons les grandes marques et les consignes reviendront !

  9. Bonjour, ce serai avec plaisir mais pour l’instant l’asso se cantonne au pays d’Auray, ça fait déjà 24 communes à visiter 🙂
    Un jour pour une occasion, peut-être, tu peux voir avec ta commune, et l’organiser… 🙂

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